Biographie

jeudi 20 août 2009
par  Christelle Michelet
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Ecrire sa propre bio, quand il ne s’agit pas de véritable autobiographie, est mission quasi impossible… A quoi bon ? Quel intérêt ? Puisqu’on me le demande…

Je suis né en Vendée dans un village de contes : Château-Fromage. C’était une paroisse, rasée par les Colonnes Infernales pendant la Révolution. Enfant, j’ai joué parmi les pierres des restes de l’église. J’ai accompagné les troupeaux de mes grands-parents dans le champ du cimetière…

Bon élève, j’ai été orienté comme beaucoup de mes camarades Vendéens vers le Petit Séminaire, où je suis entré en sixième. Je crois que je n’ai pas été convaincu une seconde que j’avais la vocation. Je n’ai pas été traumatisé comme d’autres par la pression du milieu et les exercices spirituels. Et je suis persuadé que, si je suis devenu écrivain, je le dois à l’expérience de l’enfermement d’où je m’évadais facilement par le rêve.

J’y ai d’ailleurs rencontré, à l’occasion d’une conférence, l’homme qui a orienté mon avenir. J’étais en classe de seconde. Il était venu nous présenter les JLF, les Jeunesses Littéraires de France. Jean Huguet a publié mes premiers poèmes dans le journal de son grand mouvement lycéen. J’ai commencé à croire en ce que j’écrivais.

Il est venu vers moi lorsqu’il a créé sa propre maison d’édition aux Sables d’Olonne, Le Cercle d’or, et il m’a proposé d’être son premier auteur en même temps qu’un vieux sage normand, André Druelle. Il a publié mon premier roman Un Tristan pour Iseut, j’avais 22 ans. Ensuite vinrent Lise, puis Les noces de Claudine en 1972. Il a eu l’honnêteté de me dire, alors que mes livres commençaient à marcher : « Je ne peux plus rien pour toi, va à Paris. »

J’étais devenu professeur de collège, français-latin. Je commençais à écrire pour la page livres du magazine La Vie, j’ai rencontré le directeur des Editions Universitaires : Jean-Pierre Delarge. Il a publié mon nouveau roman Retour à Malvoisine en 1974, puis La Mariennée l’année suivante, La cabane à satan ensuite.

La Vie m’a envoyé interviewer Bernard Clavel. A la fin de l’entretien, Clavel m’a demandé : « Et vous, où en êtes-vous ? » Je lui ai dit que je venais de terminer un nouveau roman. « Où allez-vous le publier ? A votre place j’irais maintenant chez un tout grand. Avez-vous un agent littéraire ? » « Qu’est-ce que c’est un agent ? » « Moi, j’en ai un, un Anglais, Andrew Nurnberg. Je vous donne son adresse à Londres. Vous verrez bien s’il vous prend. »

Andrew m’a présenté à Charles-Henri Flammarion, chez qui j’ai publié La chasse aux loups , puis Le grand cortège, deux romans sur les guerres de Vendée. Puis je lui ai demandé d’aller voir du côté de Robert Laffont, alors que je venais de terminer la saga de Jeanne la Polonaise. Robert m’a reçu dans son bureau sous les toits, place Saint-Sulpice. C’était l’été. Il m’a dit : « Jacques Peuchmaurd, à son retour de vacances en Corrèze, qui s’occupera de vous. Je crois que vous vous entendrez bien. »

Nous nous sommes si bien entendus que j’ai publié quatorze romans chez Robert Laffont avec lui. Il m’a fait rencontrer ses amis de l’Ecole de Brive à l’occasion de la Foire du livre. Nous nous sommes revus et j’ai intégré la joyeuse équipe. Je suis devenu « le Vendéen de l’Ecole de Brive ».

Quand Jacques a passé le relais à Bernard Barrault, je suis passé avec Bernard, qui m’a publié cinq romans, en attendant les autres…


Commentaires

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lundi 3 septembre 2012 à 22h27 - par  Mireille JOLLY

Bonjour Monsieur Viollier.

Je vous ai rencontré au cours de mon travail (je suis factrice), mais je n’ai osé vous parler de vos livres.

Ils me font rêver.

Mon préféré, pour le moment car je n’ai pas encore lu toute votre oeuvre, est "Retour à Malvoisine".

Il faut que je vous dise, qu’après des recherches généalogiques, j’ai découvert que ma famille est passée par Château Fromage, l’Angouinière, Les Essarts Gouin, et d’autres autours de La Roche pour finir sur les Clouzeaux.

Merci de nous faire voyager dans le passé, pour parfois, nous faire comprendre notre présent.

J’espère pouvoir, un jour, parler avec vous.

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